Sean Penn, l’acteur
Quelques rôles de Sean Penn
Selon Sean Penn, son travail d’acteur consiste à jouer avec ses tripes, “ … je n’ai jamais eu ce qu’on peut appeler un don naturel, sauf peut-être à mes débuts, quand je jouais très naturellement. Quand on veut aborder des rôles plus riches, il faut apprendre” dit-il lors d’une interview après la remise de son Oscar pour le rôle d’Harvey Milk. Il rajoutera ensuite : «Quand je travaille, je travaille avec mes tripes, à l’instinct, j’écoute, j’entends la musique d’un rôle, je prends tout ce que j’ai appris de mes rôles précédents”.
Sean Penn, le cinéaste
Les influences et les thèmes récurrents et la mise en scène
A 20 ans Sean Penn était fiancé à … Pamela Sprinsgteen, la soeur de Bruce Springsteen, auteur de cette superbe chanson qu’est Highway Patrolman. Subjugué par ce morceau, Sean Penn demanda alors à Bruce Springsteen les droits d’adaptation. Dix ans plus tard, il passe pour la première fois derrière la camera et réalise The indian runner. Le film est aussi inspiré d’une vieille légende indienne sur l’épreuve que doivent passer les jeunes gens pour entrer dans l’âge adulte. Dans ces deux personnages, on peut retrouver Sean Penn et ses débauches de jeunesse dans le rôle de Frank et Sean Penn père de deux enfants assagis par la vie dans le rôle de Joe. Penn connaît la rébellion et la violence pour les avoir exercées. Il filme la rédemption sous forme d’un relais entre les deux frères et critique la société américaine dans laquelle il vit.
Sean Penn, le personnage politiquement engagé
Ses prises de positions politiques, quelques textes journalistiques, …
Acteur engagé dans ses rôles, parvenant à sauver le plus moyen des films par la force pénétrante de sa présence, Sean Penn l’est d’autant plus en ce qui concerne la vie politique de son pays. Démocrate convaincu, il a notamment pris position dès les prémices du conflit irakien, devenant une des figures phares du mouvement anti-Bush. Il s’est ainsi rendu à de nombreuses reprises sur le terrain afin de dénoncer l’ingérence des Etats-Unis dans les affaires internes du pays et surtout la destruction des libertés civiles qui en résulte.
Sean Penn, un grand Président
Si le Festival de Cannes lui a confié en 2008 la présidence de son jury, c’est que Sean Penn est un acteur et un cinéaste précieux, mais surtout qu’il est cette star américaine d’exception. Son mélange de folie et de lucidité, ainsi que son incessante exploration des limites, non dénuée parfois de naïveté, font de lui une icône étonnante. Devant cette nouvelle fonction, l’acteur-producteur-réalisateur a déclaré : "Le Festival de Cannes est depuis longtemps l’épicentre mondial de la découverte des nouvelles vagues de réalisateurs. C’est pourquoi il me tarde d’y participer cette année comme président du jury". Il a aussi déclaré: "Partout dans le monde, le cinéma semble faire l’objet d’un intense renouveau : de plus en plus de films éveillent l’imaginaire et provoquent émotion et réflexion dans l’émergence d’une nouvelle génération de cinéastes extrêmement talentueux". Pour Thierry Frémaux, délégué général du Festival de Cannes, le choix de Sean Penn s’imposait comme "une évidence". Selon lui, "il incarne le cinéma indépendant américain ainsi qu’un certain visage de l’Amérique qu’on aime."
Bref, Sean Penn
Cet homme-là est l’Amérique, la profonde, née des pionniers, cet homme-là donne envie de vivre le septième art et de faire son cinéma. Il donne envie de nous asseoir à une table dans un café, d’enfiler quelques verres, de parler de tout, de rien, de l’avant-après Bush/Obama, de musique, de cinéma, d’amours, de colères. Car c’est aussi un homme qui donne le goût du bon cinéma accessible, et de fil en aiguille du grand cinéma. En fouillant on tombe vite sur quelques grands noms attachés au sien comme Clint Eastwood, Terence Mallick, Dennis Hopper, Brian De Palma, Gus Van Sant, Charles Bukowski …